Calopteryx virgo - Calopteryx vierge
Les demoiselles se distinguent des libellules vraies (toutes deux de la famille des odonates) notamment par la position des ailes au repos, repliées dans le dos, et un abdomen trés svelte. Les Calopteryx (parfois nommés Agrions) sont nos plus grandes Demoiselles. Comme toutes celles-ci, ils ont un coprs fin, élancé, une tête plus large que longue. Le vol est saccadé, mais peu rapide. Les ailes toujours repliées l'une contre l'autre et dressées au-dessus du corps au repos.
Calopteryx virgo - Calopteryx vierge
Classification
- C : insectes
- O : odonates
- sO : zygoptera
- F : calopterygidae
- GE : Calopteryx virgo
Noms vernaculaires
- Français : Caloptéryx vierge, Agrion vierge
5 juillet 2010, La Caze, Gorges de la Jonte (Lozère/Aveyron - France) |
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| Ces demoiselles sont tellement concentrées sur leur quête du mâle qu'elles se laissent parfois approcher à quelques centimètres, témoin celle-ci (au centre) qui se laisse "enfermer" dans le pare-soleil de mon objectif macro ! |
Juillet 2009, La Caze, Gorges de la Jonte (Lozère/Aveyron - France) |
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| Le mâle a les ailes bleu cobalt métallique... |
Un mâle en chasse, ayant attrappé un moucheron. |
La femelle a les ailes verdâtres à ivoire. |
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Nous sommes ici dans la moitié sud de la France où les Calopteryx vierge sont représentés par une sous-espèce caractérisée, chez le mâle, par la coloration de l'apex (pointe externe de l'aile), Calopterix virgo meridionalis. |
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En cette chaude fin d'après-midi, quelques individus sont assez concentrés sur leurs activités pour que je leur tire le portrait en gros plan. Remarquez les trois ocelles en triangle sur le dessus de la tête du mâle (à gauche). |
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Mâles et femelles se cherchent, s'envoient des signaux, écartant leurs ailes à intervalles réguliers, postés bien en vue. Quelques poursuites ont lieu aussi entre mâles qui défendent leur territoire.
A force de signaux, la rencontre est conclue. Voyez ce mâle (photo du bas à droite) qui vole, ailes dépliées en hélice, vers cette femelle aux allures de sémaphore, plantée sur son caillou, au bord de la rivière. |
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21 juin 2008, Jardin éphémère, Hotel de Ville, Paris (France) |
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| Du 14 juin jusqu'au 17 août, le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris accueille un jardin éphémère de 2875 m² composé d’îlots de verdure vallonnés et boisés. Il a pour thème la biodiversité. On y voit une mare de 330 m² bordée de plantes aquatiques au milieu d'un parterre de 6000 plantes et arbustes divers. Le côté éphémère de ce jardin fait qu'on ne peut pas s'attendre à y voir beaucoup d'animaux mais j'ai tout de même la surprise d'y voir ce Caloptéryx vierge profiter de la mare. La biodiversité urbaine n'est pas qu'un mot ! La tache noire des ailes au-dessus d'une tige courbée sur l'eau m'a attiré l'oeil, un coup de zoom pour vérifier, c'est bien une Demoiselle qui se tient ici à l'affut. Juste le temps de faire une dernière photo alors que la lumière disparait sous une petite averse orageuse qui ride la surface de l'éphémère bassin. Remarquez que Paris étant dans la moitié nord de la France, nous avons affaire ici à l'espèce nominale dont la coloration des ailes ne recouvre pas l'apex. |
Juillet 2006, Gorges de la Jonte (Lozère - France) |
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Cette demoiselle est tellement fréquente sur le moindre cours d'eau, le long des berges ombragées, que je l'ai longtemps délaissée, persuadée d'en avoir déjà une belle collection ! Cette fois c'est chose faite avec cette série de mâles (bleu) et de femelles (verte), ailes tant ouvertes que fermées. La cadence d'ouverture des ailes est très régulière et facilite donc le travail du photographe, puisqu'à la fermeture il suffit de compter quelques secondes pour être prêt à déclencher ailes ouvertes. |
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| Et pour finir, ces trois clichés d'un mâle qui de loin semble lire son journal... faites-comme moi, approchez-vous pour lire avec lui cet article fameux qui retient toute son attention ! |
Juillet 2006, Gorges de la Dourbie (Aveyron - France) |
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A quelques kilomètres des Gorges de la Jonte, dans un environnement très semblable, une belle occasion de voir ce mâle ouvrir ses ailes en une cadence lente et régulière... peut-être pour attirer une femelle ? |
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| La pierre a beau être en plein soleil, la lumière est insuffisante pour offrir une vitesse d'obturation qui eut figé le mouvement... finalement le léger flouté sur les ailes antérieures (photo de droite) montrent mieux le mouvement d'ouverture de celles-ci. A noter que l'ouverture semble toujours lente avec une accélération sur la fin, alors que la fermeture est relativement plus sèche, comme si les ailes étaient rappelées par un ressort. |
Juillet 2003, Gorges de la Jonte (Lozère - France) |
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Frêle et semblant si fragile, la Demoiselle n'est pas facile à fixer dans l'objectif, car le stationnement n'est pas son habitude ; active toujours, elle sort trés vite du viseur, et la lumière vive du soleil sur l'eau de la rivière ne facilite pas non plus les règlages. Il s'agit ici d'un mâle, puisque la femelle a un costume vert et des ailes claires. |