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Vautour fauve

Le Vautour fauve est un rapace qui a souvent mauvaise réputation. Son aspect lui donne un air inquiétant alors qu'il est plutôt farouche, inoffensif et plutôt utile. Il mérite donc toute votre attention et vaut que l'on s'attarde à le connaître.

Vautour fauve :


Classification

  • O : Accipitriformes
  • F : Accipitridae
  • GE : Gyps fulvus

Noms vernaculaires

  • Français : Vautour fauve
  • Anglais : Eurasian Griffon
  • Allemand : Gänsegeier
  • Espagnol : Buitre Leonado
  • Italien : Grifone

Physiologie

  • Longueur : 95-110cm
  • Envergure : 230-265cm
  • Poids : 7000-10000g
  • Longevité : Jusqu'à 25 ans
  • Statut : espèce rare
  • En France : J F M A M J J A S O N D

Réintroduit dans les Causses, en Lozère, dans les années 1980, il y reste un oiseau peu facile à photographier. De loin il faut une longue focale, de près, son plané est trop rapide à saisir. Voir le dossier de mes vacances dans les Gorges de la Jonte.

On photographie plus aisément bien sûr les spécimens en captivité, comme à Provins, à Rambouillet, ou à Villars les Dombes.



Juillet 2009, Gorges de la Jonte (Lozère/Aveyron - France)

Cette année, nous perdons un peu nos repères car la météo un peu capricieuse perturbe autant nos grands amis que nous-mêmes. Les falaises ne sont pas régulièrement baignées de soleil comme nous en avions l'habitude et les vautours ne décollent donc pas sur l'air chaud ainsi produit aux heures "convenues". Il faut donc réapprendre à les rencontrer, en ordre plus dispersé, au gré de nos balades.
Vautour fauve Pas besoin d'aller très loin pour voir évoluer les vautours lors de notre séjour puisque ces photos sont prises depuis la fenêtre de notre gîte ! La falaise qui nous domine abrite des reposoirs et un dortoir (et même des nids certaines années). C'est l'occasion de sortir les jumelles et la longue-vue pour observer les habitudes et attitudes de la vie de ces oiseaux qu'on apprend vite à repérer sur les rochers, si minuscules qu'ils apparaissent pourtant à l'oeil nu. Vautour fauve
Vautour fauve Vautour fauve
Nous ne pouvons nous empêcher de reprendre notre randonnée préférée sur le sentier des corniches du Méjean. Nous n'y ferons pas une moisson de rencontres car nos grands planeurs dédaignent un peu cette année le puits ascensionnel du Balcon des Vertiges où nous les rencontrions toujours à quelques mètres. Quelques belles observations tout de même avec des passages sur le fond des jardins en terrasse du Truel, quelques oiseaux qui semblent aussi curieux de nous que nous le sommes d'eux...
Vautour fauve Vautour fauve Vautour fauve
En cette saison de nombreux jeunes ont déjà pris leur envol et nous en croisons quelques uns. Ne cherchez pas pourtant un oiseau plus petit, il y a longtemps que les gros poussins de janvier/février ont grandi. Ils ont atteint leur taille adulte bien avant de quitter le nid et seule la couleur de la colerette, brune les distingue des plus âgés. Parfois la tête elle-même est encore plus sombre.
Vautour fauve
Vautour fauve
Vautour fauve
Les adultes montrent au contraire une tête et une colerette bien blanches... tout au moins quand ils ne viennent pas de finir de manger car alors tout est d'une couleur indéfinissable ; bec, cou, colerette, qui sert de bavoir pour protéger le reste du plumage afin de garantir une qualité de vol optimale, se recouvrent de sang et d'autres humeurs peu ragoûtantes puisque cette espèce se délecte des chairs molles des cadavres avec une nette préférences pour les entrailles. N'ayant encore jamais pu assister à une curée je ne vous montrerai pas de telles photos... un autre jour, une autre année, peut-être... En attendant profitez de ces quelques planeurs bien propres sur eux !
Vautour fauve Vautour fauve Vautour fauve
Vautour fauve De profil, de face, de trois-quarts (et nous jetant un coup d'oeil), bien à plat sur l'air, en accélération (ailes repliées), en freinage (train d'atterrissage sorti), toutes les attitudes sont belles à voir... on ne s'en lasse pas. Vautour fauve
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Vautour fauve Et pour finir, deux beaux virages en spirales sur une colonne d'air chaud. Ces deux oiseaux prennent ainsi l'ascenseur qui les monte en altitude avant un long plané jusqu'à la colonne suivante. Vautour fauve
Un individu remarquable à gauche : il transporte très probablement un émetteur car on aperçoit derrière son aile droite une antenne qui brille dans le soleil. De tels émetteurs de localisation ont été posés sur des oiseaux lors des lachers de réintroduction. Ce n'est a priori plus le cas aujourd'hui et on peut donc se demander pourquoi celui-ci est équipé car si l'appareillage est ancien il aurait dû être perdu lors des mues, l'émetteur étant le plus souvent collé à la racine d'une plume. Il peut aussi s'agir d'un individu qui aura fait une fugue depuis un lieu de spectacle de présentation de rapaces en vol... un mystère que nous n'aurons que peu de chances d'éclaircir...
Guillaume Bagnolini, de la LPO Grand Causses, me précise : "Si vous voyez un émetteur sur un vautour c'est en fait une balise Argos que nous sommes en train d'installer sur certains vautours pour suivre leur déplacement. C'est un projet en partenariat avec le CNRS. Et ça nous donne des résultat trés intéressants !". Merci pour ces informations qui éclaircissent le mystère !

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Mise à jour de cette page le 02/08/2009 • Mise à jour du site le 24/01/2010
 
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